
Comment créer une page Facebook pour une entreprise (comptes d’entreprise)
Une des nombreuses contraintes en entreprise lorsque l’on parle des médias sociaux est le fait que les gens à l’emploi de la compagnie peuvent changer d’entreprise à tout moment. Il est donc essentiel dans certains cas de planifier cet aspect pour ne pas « attacher » une page Facebook (par exemple) à l’employé qui sera responsable de la maintenir au moment de sa création.
Facebook est particulièrement problématique puisque lorsqu’un utilisateur crée une page Facebook, il demeure créateur et administrateur à jamais et les transferts de responsabilités avec Facebook peuvent ensuite être quelque peu douloureux si on veut changer la responsabilité.
Heureusement, Facebook offre des comptes pour entreprises et ces comptes sont liés à une adresse courriel seulement. Il n’y a donc pas de profil traditionnel qui vient avec ce genre de compte, seulement la possibilité de créer des pages et de gérer des campagnes de publicité Facebook.
Le processus est relativement simple, mais pas très publicisé, alors voici comment créer une page pour une entreprise.
Se détacher de tout profil personnel
Il faut premièrement être déconnecté de Facebook et de son profil personnel. Ensuite, sur la page principale, vous trouverez un lien « Créer une Page pour une célébrité, un groupe de musique ou une entreprise.« . Cliquez sur ce dernier.

Entrer les détails de la page
Ensuite, entrez les détails traditionnels de la page et cliquez sur le bouton « créer une page« .

Créer le compte entreprise
Finalement, on vous présentera une page avec deux options. Choisissez « Je n’ai pas de compte Facebook« , remplissez les quelques champs et c’est terminé. Entrez de préférence une adresse de courriel qui n’est pas attachée à un employé en particulier, utilisez une adresse générale que vous pouvez à la limite utiliser pour toutes vos présences Web.

Vous avez maintenant une page Facebook pour votre entreprise et qui est indépendante de celui qui la maintient.
Le Web et le jour où on brisera la barrière de la langue
Un événement assez banal hier m’a fait réalisé que bien que le Web ait virtuellement éliminé toutes frontières, la barrière de la langue est toujours présente et complètement ridicule. Hier, j’ai écrit un « tweet » en français et à ma grande surprise, un de mes followers anglophone l’a retweeté :

Un tweet extrêmement anodin donc, mais qui m’a valu un retweet d’un follower anglophone et qui m’a un peu prit par surprise. Tim avait utilisé la fonctionnalité « translate » de TweetDeck qui permet de traduire des tweets et ce n’est pas la première fois que quelque chose du genre m’arrive.
Cela m’a fait réaliser jusqu’où le Web pourrait aller dans l’abolition des barrières, incluant celle de la langue. Pour l’instant, les fonctions de traduction sur le Web constituent un processus manuel. Cela veut dire qu’il est nécessaire de se rendre compte qu’on est incapable de comprendre ce qui nous est affiché et il faut ensuite prendre action pour traduire le contenu. Le problème est que pour que je veuille prendre le temps de traduire du contenu, il faut que je sache que ce dernier est intéressant, mais comme je ne peux pas le lire, c’est facile de passer à autre chose.
C’est dommage, car je suis certain qu’il y a des gens qui ont des idées extrêmement intéressantes, mais qui parlent allemand ou espagnol et cela m’empêche de « connecter » avec ces personnes. Devrait-on tous parler anglais pour simplifier le tout? Non.
Ma vision d’un Web accompli sera lorsque mes conversations sur twitter (ou tout autre médium de communication le temps venu…) seront traduites en temps réel et de façon tout à fait transparente. Si un jour je peux parler en français à un allemand, qu’il peut me parler en allemand et que le tout est traduit de façon transparente en temps réel, nous aurons effectivement éliminé presque toute forme de barrière. Pourquoi s’arrêter à la langue quand langue et bonnes idées sont tout à fait indépendantes?
Je sais qu’il y a quelques services en développement pour arriver à ce genre d’interaction (messenger), mais nous sommes loin d’un standard et d’une implémentation à grande échelle.
Ce n’est pas suffisant n’ont plus de le faire pour un seul service indépendant : selon moi, il faut aussi que ce soit un service centralisé et indépendant de la plateforme, un service que quiconque bâtit une application Web à nature sociale puisse se servir.
FriendFeed dans les statistiques de Feedburner : bon pour l’égo, mais c’est tout
Si vous utilisez Feedburner pour la gestion du flux RSS de votre blogue et que vous l’avez inscrit à votre compte FriendFeed, vous avez probablement sursauté en regardant vos statistiques aujourd’hui. Malheureusement, ce n’est pas parce que vous êtes soudainement devenu une vedette, mais plutôt parce que Feedburner considère maintenant tous vos abonnés FriendFeed comme des abonnés de votre blogue.
Comme j’ai presque 400 abonnés sur FriendFeed, mon compte Feedburner a fait un bond fulgurant de 400 abonnés. Par le fait même, on vient de foutre en l’air la métrique du nombre d’abonnés.
Je dis souvent que les moyennes sont probablement les pires statistiques à regarder puisqu’elles cachent la vérité et c’est un peu ce qui se passe avec FriendFeed. Premièrement, FriendFeed est loin de m’apporter le niveau de trafic que 400 abonnés réels à mon flux RSS m’apporteraient. En réalité, FriendFeed ne m’apporte que très peu de trafic puisque je ne suis pas très actif. Ensuite, la majorité des personnes qui me suivent sur FriendFeed parlent anglais et ne liront clairement pas mon blogue en français. Pourtant, mon blogue en anglais et mon blogue en français ont eu droit à la même augmentation d’abonnés. En fait, c’est à ce point pathétique que je peux partir n’importe quel blogue et démarrer avec 400 abonnés seulement en inscrivant le blogue dans mon profil FriendFeed. Si je pars un blogue de tennis et que les personnes qui me suivent sur FriendFeed se foutent éperdument du tennis, ça ne vaut clairement pas 400 abonnés traditionnels ciblés.
Une porte de plus d’ouverte au spam et à la guerre de celui qui a le plus d’amis.
Soirée Web affaires à Sherbrooke réussie : j’oublie même de payer
C’était la deuxième soirée Web affaires à Sherbrooke (non, on n’a toujours pas de nom) et ce fût une fois de plus une soirée extrêmement intéressante. J’ai été très heureux de revoir quelques visages connus et de faire plusieurs nouvelles connaissances : les gens dans le Web en Estrie sont des gens extrêmement passionnants ET passionnés.
Je n’ai pas de chiffres officiels, mais je crois que le nombre de participants a facilement doublé depuis la dernière rencontre.
En fait, ça a tellement été passionnant que j’ai oublié de payer mon repas en partant. Le fait cocasse : je ne peux me cacher sous le couvert de l’anonymat, le propriétaire du resto-bar le Liverpool ou l’événement se déroulait était présent. Et il lit mon blogue aussi. Ouais.
La Foire Aux Meubles : Parce que j’aime ça et c’est fait au Québec
Étienne Chabot nous a tous fait découvrir cette semaine « La Foire Aux Meubles », une initiative de Meubles Rive-Sud. Le concept est particulièrement simple : trouver le meuble le plus laid au Québec en cette période de déménagement. Il suffit tout simplement d’envoyer votre laideur préférée et ensuite la communauté se charge du reste en votant pour le meuble le plus laid.
Le tout est bien sûr sous la forme d’un concours et le gagnant remportera le prix suivant :
- Un mobilier de chambre d’une valeur de 700$
- Les services de décoration d’une pièce par un designer intérieur
- 6 Pizza Extra-Larges une gracieuseté de Restaurant Mikes
- 3 Caisses de Bière une gracieuseté de Carlsberg ( 3 caisses de 24 bouteilles x 330 ml.)
J’applaudis l’initiative. Souvent au Québec on a tendance à parler des projets et des initiatives Web qui ne fonctionnent pas et pas assez de celles qui sont géniales et fonctionnent. Comme j’ai parlé la semaine passée de duproprio.tv, j’aime parler des projets à succès. La Foire Aux Meubles, c’est ça. Une campagne promotionnelle créative, intelligente et basée sur les médias sociaux et le bouche à oreille. Oui, c’est vrai, c’est une campagne promotionnelle et il y a une entreprise derrière, mais ce n’est pas l’entreprise qui est le centre de la campagne, c’est le concours et les gens qui y participent.
Disons-le, le secteur de la vente de meuble n’est pas le secteur le plus high-tech et plusieurs entreprises traditionnelles ne trouvent pas le moyen d’entrer dans le monde des médias sociaux parce qu’ils croient ne pas pouvoir attirer l’attention vers leur marché peu excitant. Ces dernières ont tout à apprendre de La Foire Aux Meubles.
Il ne sera probablement pas possible de calculer le retour sur investissement de façon directe et précise et j’entends déjà « une campagne de médias sociaux ça ne sert à rien, on ne peut pas calculer le retour sur investissement ». Parce que vous savez comment calculer le retour sur investissement d’une annonce à 25 000$ à l’endos de la revue Décormag? Dans le cas de La Foire Aux Meubles, il est au moins possible de calculer les ventes sur le site Internet directement liées à la campagne promotionnelle. Mais le plus important: les gens en parle et pas besoin d’un PhD en physique nucléaire pour le voir.
Bâtir un petit site comme la Foire Aux Meubles ne coute pas une fortune en 2009 et la visibilité qu’ira chercher Meubles Rive-Sud est probablement 25 fois plus importante que ce qu’elle serait allée chercher en publiant une annonce dans un média traditionnel : on en a parlé toute la semaine sur twitter et sur les blogues. Maintenant, je connais Meubles Rive-Sud grâce à un niveau d’engagement qui n’est pas possible dans les médias traditionnels.
Beau projet, fait au Québec.
Voici l’horreur gagnante jusqu’à présent:

Les entreprises et le Web : réagir plutôt que contrôler
Thoma Daneau a publié un article aujourd’hui sur comment utiliser twitter pour gérer son image de marque et cela m’amène à aborder un sujet que je crois extrêmement important pour les entreprises à l’ère du Web : réagir plutôt que de contrôler.
Pendant des années, les entreprises ont essayé de contrôler leur image par le message qu’elles transmettaient. Avec les journaux, la radio, la télévision, les communiqués de presse et tous les médias à communication unidirectionnelle, il était facile de contrôler ce message. Il était facile de présenter une image différente de ce qu’une entreprise était réellement. En 2009, ce n’est plus possible et ce le sera encore moins dans les années à venir.
Alors, peu importe comment le message est distribué, l’image d’une entreprise est maintenant définie par le bouche à oreille et les conversations sur les blogues et les médias sociaux. La question n’est donc plus « Comment contrôler notre image par le message? », mais bien « Comment peut-on réagir à temps et de la bonne façon pour contrôler notre image? ».
Le niveau de contrôle est le même, la façon de l’obtenir est différente. N’importe qui peut nuire à l’image d’une entreprise, la façon et la vitesse à laquelle elle réagit, c’est ce qui fera la différence.
Microsoft Bing: comment chercher en double
J’ai récemment remplacé ma barre de recherche Google dans Firefox pour celle de Bing (voir plugin). Je l’ai fait parce que je veux donner une chance au nouveau moteur de recherche de Microsoft et tester s’il a le potentiel d’égaler Google. Par contre, je me rends compte à quel point il est difficile de modifier une habitude aussi bien ancrée que celle d’utiliser Google pour la recherche.
J’utilise Bing, mais je vérifie chaque recherche une deuxième fois à l’aide de Google afin de vérifier les résultats. C’est un réflexe, tout d’un coup que Google aurait des résultats croustillants qui me glisseraient entre les doigts. Cela témoigne de la force de la marque Google et à quel point Google est synonyme de recherche et de qualité.
Honnêtement, j’aime bien Bing. Il y a quelques fonctionnalités intéressantes comme les recherches suggérées, les « previews » de sites et la recherche d’images et de vidéos est excellente. Par contre, même si la qualité des résultats est de loin supérieure à celle de Live, Bing ne se compare pas encore à Google.
Je m’efforce d’utiliser Bing pour l’essayer, mais l’habitude Google revient assez rapidement. Je me pose donc plusieurs questions quant aux difficultés auxquels fera face Microsoft dans la prochaine année. Bing est une belle amélioration, le budget marketing est là, mais l’habitude Google est-elle trop forte?
Qu’est-ce que vous pouvez faire pour le Web?
Question classique : qu’est-ce que le Web peut faire pour moi/mon entreprise?
C’est bien, mais la question n’est pas là, la réelle question qu’il faut se poser est : qu’est-ce que je peux faire pour le Web? Le reste viendra ensuite.
Un exemple que j’aime bien est DupPoprio.tv. DuProprio.tv est une Web-télé dans le domaine de l’immobilier en lien avec le service de vente de propriétés DuProprio.com. Le contenu des épisodes est extrêmement pertinent et sert éventuellement à promouvoir les services de DuProprio, mais on y retrouve de l’information générique et utile, peu importe la compagnie avec qui vous faites affaire. Elle est là la force : tout le monde en profite et si cela peut vous inciter à essayer DuProprio, tant mieux. Ensuite, c’est le produit qui saura faire la différence.
Peu importe le milieu d’expertise, il est possible d’offrir une valeur ajoutée sur le Web. Si pertinente, cette valeur ajoutée se convertira en opportunités et là le Web pourra faire quelque chose pour vous.
Analytique Web : l’importance du trafic sortant
Il y a une trop grande préoccupation de façon générale dans l’industrie sur le trafic entrant. C’est vrai, 10 000 visiteurs par jour sur son site c’est bien et ça paraît bien. En fait, il est là le problème : ça parait bien. On peut se mentir à soi-même, mais au final ce qui est important, c’est ce que ces visiteurs font sur votre site. 10 000 visiteurs qui se foutent de vos produits ça ne vaut pas 50 visiteurs qui veulent à tout prix vos produits. C’est pour cette raison que je suis rarement impressionné par des statistiques de trafic entrant.
Ce qui est vraiment important, c’est ce que les gens font sur un site Internet et il est impératif de cibler les pages problématiques et les pages qui fonctionnent bien. C’est ici que le trafic sortant intervient.
Si 80 % de votre trafic quitte votre site Web à partir de la même page, il y a probablement un problème avec cette page. Pourquoi l’utilisateur ne va pas plus loin? Pourquoi ne visite-t-il pas d’autres pages?
Si 80 % de vos ventes en ligne ne se concluent pas parce que les utilisateurs quittent à l’étape trois de votre processus de paiement, il y a peut-être un problème. Est-ce que cette page n’inspire pas confiance et les gens quittent? Est-ce que le « call to action » n’est pas assez efficace? Au final, comment pouvez-vous régler ce problème et réduire ce 80 % à 20 % et par le fait même augmenter vos ventes de 60 %?
C’est avec ces observations de comportement et de trafic sortant que l’on peut mesurer la performance d’un site, pas seulement en regardant le trafic entrant. Pousser un peu plus loin que le nombre de pages vues et le nombre de visiteurs, c’est habituellement payant.
La prochaine fois que quelqu’un se vante de son trafic entrant, permettez-vous de sourire et de poser quelques questions!
Le défi du Web en temps réel : la pertinence
La prochaine grande évolution du Web est clairement le Web en temps réel et ça, on l’a tous compris éventuellement avec twitter. Même si on a tous au moins une fois dénigré twitter, on a fini par comprendre la force du médium.
Cette semaine, dans un de ses rares commentaires publics, le cofondateur de Google Larry Page a affirmé que twitter avait fait un très grand pas en avant en matière de Web en temps réel et que Google était clairement en retard de ce côté :
« People really want to do stuff real time and I think they [Twitter] have done a great job about it, » Page said in a closing address at Google’s Zeitgeist conference . « I think we have done a relatively poor job of creating things that work on a per-second basis. »
Par contre, Larry Page s’est aussi assuré de souligner qu’il devait y avoir un compromis entre le temps réel et de l’information véridique/pertinente.
Le défi il est là : dans la pertinence (Lire la suite…)
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