Look at the back!

Il n’y a pas grand-chose qui n’ait pas été dit sur Steve Jobs suite à l’annonce de son décès.

Un grand visionnaire, un génie peut être et un incroyable designer avec un flair pour le marketing comme peu l’ont.

Puisque tout le monde y va de son anecdote et de la façon dont Steve Jobs les a marqués, je n’y ferai pas exception, mais j’ai tout de même un souci d’originalité.

C’est peu commun et particulier, mais un aspect qui en dit long sur la façon dont Steve approchait le développement de produits et le marketing est que c’est probablement la première fois dans l’histoire qu’on montrait avec fierté le derrière d’un produit lors de son lancement.

Le dos vitré du iPhone 4 ou encore le derrière en aluminium du iPad avec la pomme noire en contraste. Le premier iMac transparent vendu en plusieurs couleurs était tout aussi envoutant… Dû à l’arrière du produit. C’était probablement la première fois qu’en montrant son nouvel ordinateur à un ami on lui montrait premièrement avec fierté l’arrière de l’ordinateur!

Steve était toujours fier du dos de ses produits, oui parce qu’ils étaient magnifiques, mais parce que c’était aussi un « statement » : nous nous sommes rendu jusqu’au bout pour que le produit soit parfait. Pour vous.

Le souci du détail et le souci de ne rien laisser au hasard dans le développement de produits. Le souci de mettre entre les mains des gens un produit qui est fascinant, à tous les points de vue.

C’est ce que je retiens. Et dans les mots de Steve, « Look at the back »!

Si Amazon.com inquiète Walmart… devriez-vous l’être?

C’est le titre d’une conférence que je donnerai mardi prochain le 27 septembre, à Drummondville, en duo avec Luc Gendron. Nous animerons la conférence de clôture dans le cadre du « Colloque marketing Web pour PME » organisé par la chambre de commerce et la SDED.

Nous animerons aussi un atelier en après-midi sur la mobilité en affaires : comment rester efficace partout et en tout temps.

Ce sera une conférence unique qui mettra les bases afin que les PME puissent performer dans une économie numérique. Puisqu’en effet, les craintes de Walmart par rapport à Amazon sont de puissants indicateurs de performance et permettent de comprendre concrètement ce qui fait le succès d’une entreprise qui évolue au rythme des attentes de ses clients!

Focus20 spécial PME branchées

Comme le colloque se déroule à l’Hôtel le Daupin, nous en profiterons pour faire suivre notre conférence d’un Focus20 spécial.

Pour ce FOCUS20 du 27 septembre, la conférence se tiendra AVANT le 5@6. En fait, tous les membres du groupe FOCUS20 et leurs invités peuvent assister gratuitement à la conférence de clôture de Benoît et de Luc débutant à 15h45.

La conférence sera suivie de notre 5@6, d’un partage des points forts de cette journée riche en apprentissages et du souper pour poursuivre nos discussions.

P.S .Si vous souhaitez participer à toutes les conférences de la journée, vous n’avez qu’à inscrire le mot clé “FOCUS20” dans votre formulaire d’inscription pour le colloque (désolé, c’est un autre fichier .pdf) pour profiter d’un 10$ de rabais pour la journée: 75$ au lieu de 85$.

Au plaisir!

Au plaisir de vous y rencontrer, soit au cours de la journée ou pour notre Focus20 spécial!

Le Web : Échec Vs Ne fonctionne pas

Parfois, il faut reconsidérer sa définition de l’échec. La sagesse populaire veut qu’il faille échouer souvent pour réussir, mais cette notion me tiraille beaucoup. En effet, ne serait-il pas plus simple de se concentrer sur la réussite plutôt que sur l’échec?

Je propose la notion « d’essayer souvent », plutôt que d’échouer régulièrement. Du moins, pour le web.

En effet, si on se penche sur les campagnes web ou projets web ayant eu du succès, on réalise bien souvent que ce n’est pas le premier essai et qu’il y a eu maintes tentatives avant d’en arriver à quelque chose qui remplit les attentes. Peut-on qualifier les essais d’échecs? Non, puisqu’ils sont ce qu’ils sont : des essais.

Il y a une différence énorme entre quelque chose « qui ne fonctionne pas » et un échec. Un échec met une entreprise en péril, un essai n’est que partie remise.

Alors somme toute, fondamentalement, il faut essayer. Essayer pour découvrir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Et comme on ne qualifie pas le tout comme un échec si on n’obtient pas les résultats escomptés, on ouvre la porte à encore plus d’essais.

C’est probablement à ce moment qu’on commence à innover.

Consultants web et prêcher par l’exemple

L’industrie du web et de la technologie me surprendra toujours. Parfois pour les mauvaises raisons par contre.

L’industrie du web est probablement la seule industrie sur la planète pour laquelle quelqu’un n’ayant jamais blogué, été actif « socialement » (médias sociaux) ou fait concrètement ses preuves peut être consultant, conférencier ou formateur et prêcher la bonne parole… Sans toutefois avoir vécu ce qu’il prêche.

Et voici le pire : on ne peut pas leur en vouloir, il y a une opportunité d’affaires qui est entretenue par le manque de connaissance numérique des entreprises.

Leur manque de connaissance les empêche de qualifier numériquement un fournisseur ou un partenaire. Ce qui est encore pire, c’est qu’engager les mauvaises personnes ne les sort pas du vide technologique. Une sorte de cercle vicieux quoi.

La solution : au même titre qu’on valide une personne par une recherche de références externes, un candidat peut se valider très facilement numériquement par une simple recherche Google. Est-ce que le résultat de la recherche semble confirmer la soi-disant expertise du fournisseur ou plutôt assiste-t-on à un manque à gagner évident?

E-book gratuit : l’initiative est gratuite

Je rends gratuitement disponible « L’initiative est gratuite », un petit guide pour innover à l’heure du numérique et intégrer sournoisement le web à son organisation.

Un petit guide tout simple contenant 14 concepts afin d’intégrer le web à l’entreprise. L’accent est mis sur les employés ou encore les chefs d’entreprise qui désireraient mettre de l’avant des projets web, mais se frottent à des réticences à l’interne. Un guide pour les agents de changement bref.

Plusieurs contenus sont repris de ce blogue et ne seront pas étrangé à certains d’entre vous.

Voir l’article de blogue original sur i5 Conseil ou téléchargez directement le guide!

Silence et instantané

Dans un article paru dans VentureBeat à propos de la démission de Steve Jobs à titre de CEO, une citation a piqué mon intérêt:

Jobs didn’t care about resumes and awards, though. He cared about how that person was currently contributing to Apple. Jobs also cared about being efficient. When there wasn’t a question worth asking, or an answer worth telling, there would be silence.

En fait, l’élément clé est : « S’il n’y avait pas de question valant la peine d’être posée ou une réponse valant la peine d’être donné, il y avait un silence. »

Je remarque une tendance croissante dans notre industrie et dans le monde du travail en général : les gens ayant une réponse quasi instantanée à toutes questions sont extrêmement en demande. Cela est plutôt facile à comprendre : nous avons de la difficulté avec le silence et dans un monde extrêmement rapide, obtenir des réponses immédiates et de passer à l’action plus rapidement semble être le nerf de la guerre.

On a aussi peut-être tendance à percevoir le silence ou un temps de réflexion trop grand comme un manque de vision, de connaissance ou même de leadership.

Mais voici le fond de l’histoire : dans un monde rapide, la valeur n’est pas dans la réponse instantanée ou encore dans le fait de passer à l’action plus rapidement, mais plutôt dans:

  • l’anticipation et la vision
  • l’exécution (à ne pas confondre avec passer à l’action)

Il est probablement dangereux de se fier sur l’instantané dans une organisation. Cela ne veut pas dire qu’il faut sombrer dans la bureaucratie, mais plutôt d’être à l’aise avec deux concepts:

  • Le silence et l’absence de réponse immédiate
  • La remise en question de toute réponse donnée de façon prématurée ou trop hâtive

Le web a fait de l’instantané et de la vitesse une habitude ou une sorte de drogue, mais une tendance ne veut pas dire qu’elle est nécessairement bonne à suivre ou applicable dans tous les contextes.

Le web est une perte de temps

Le web est une perte de temps, autant qu’on en fait une perte de temps.

Au même titre que le temps investi dans une mauvaise publicité est une perte de temps.

Chercher le mauvais profil de candidat au mauvais endroit est une perte de temps.

Lire ses courriels à l’instant et au même rythme où il arrive est une perte de temps.

Les trois réunions de cette semaine dans lesquelles seulement 20% des participants auraient été requis sont une perte de temps.

La réconciliation des 12 révisions différentes de la feuille Excel du budget de la prochaine année sur laquelle trois personnes différentes ont travaillé est une perte de temps.

Le client trop exigeant et qui ne paie pas assez est une perte de temps.

Appeler des clients potentiels et les courtiser est probablement une perte de temps dans la plupart des cas.

Indice : le web permet d’alléger ces processus. Et si la perte de temps devenait un gain puisque comprise et contrôlée intelligemment? Et si on voyait le web comme un environnement numérique plutôt que son simple site Internet d’entreprise?

Crédibilité et opinion massive

Il n’y a pas si longtemps, les canaux de diffusion étant limités, une apparition à la télévision ou dans un journal garantissait non seulement crédibilité, mais aussi une sorte de monopole fasse à l’émission de son opinion: un réel privilège.

Maintenant, une des plaintes face aux « nouveaux médias », est que n’importe qui a droit à son opinion et à distribuer cette dernière (qu’elle soit crédible ou non), via une panoplie de canaux de diffusion (Facebook, blog, etc.): une sorte de pollution de l’espace médiatique.

De façon plus ou moins surprenante, celle plainte provient majoritairement des gens ayant la position enviable de pouvoir se positionner sur la place publique ou devant une grande audience.

Voici la réalité, qu’on le veuille ou non:

  • Le nombre de canaux de communication augmente rapidement;
  • Le nombre de contributeurs à ces canaux (et donc d’opinions émises) augmente aussi;
  • La qualité du contenu est probablement malheureusement inversement proportionnelle à l’augmentation des contributeurs.

Alors, la bataille se situe bien sûr aux endroits stratégiques sur lesquels se positionner (T.V., journaux, publications en ligne renommées), mais aussi de plus en plus sur la constance et la validation. Émettre une opinion c’est bien, mais comme n’importe qui à accès à l’émettre de façon publique, la crédibilité provient de la constance et de la validation publique de son opinion par ses pairs, sur le long terme.

C’est aussi ce qui est difficile, la constance et la validation.

Ainsi, arrêtons de se plaindre du fait que n’importe qui a accès à une tribune publique et à émettre son opinion de façon plus ou moins crédible, ça n’ira pas en s’améliorant. Plutôt, mettons l’emphase sur la constance d’une opinion validée par son réseau.

Pointer du doigt

Une suggestion.

Plutôt que de pointer du doigt les entreprises qui ne comprennent rien au web et de leur rappeler douloureusement qu’elles ne comprennent rien, simplement les éduquer.

Si elles ne comprennent toujours rien, il y a deux possibilités:

  1. Mauvais transfert de connaissance (notre faute)
  2. Elles ne sont pas prêtes (et le seront peut-être jamais)

Ensuite, passer à un autre appel.

À noter que cette suggestion s’applique à l’interne dans une organisation aussi : vos employés, vos collègues, votre patron.

Gaver l’écosystème

Question/volonté récurrente : comment automatiser ma présence sur le web, nous n’avons pas de temps à perdre?

Il est possible de gaver une population entière de fast food et de les approvisionner en McDonald’s à longueur d’année par économie de temps. Il est aussi possible qu’on soit personnellement attiré par ce type de nourriture, c’est particulièrement efficace dans un monde effréné.

Par contre, il vient un jour ou on veut un bon resto ou une bonne bouffe maison. Sortir de l’aspect machinal de l’industrie alimentaire bref.

On peut gaver un écosystème web avec du prémâché et de l’automatisation, mais vient un temps ou l’audience recherche quelque chose de plus consistent, de quoi se mettre sous la dent qui se rapproche de quelque chose d’original.

C’est un équilibre, comme dans tout écosystème. On peut certainement fournir et consommer du contenu facilement digérable, mais l’écosystème ne peut vivre que de facilité, on doit le nourrir avec un peu plus.