Suivre la tendance…

Ça me fait penser à une certaine industrie du numérique…

L’important n’est pas tant de suivre les tendances, mais de savoir lesquelles suivre et conseiller.

Je sais, plus facile à dire qu’à faire. Mais bon, d’un oeil externe, tout devient tellement plus clair.

Simplifier la complexité pour maximiser l’adoption

Creative commons coucheCreative Commons est une organisation proposant aux auteurs de contenu de protéger ce dernier selon une licence moins restrictive que les droits de propriété intellectuelle standards.

Cette licence est souvent utilisée par exemple par des photographes désirant rendre leur oeuvre public tout en y attribuant une certaine forme de droit d’auteur moins restrictif, encourageant ainsi le partage et l’utilisation.

Ce que je trouve intéressant de Creative Commons, c’est la catégorisation simple des différentes licences et le fait d’avoir décidé de faire des versions « humain readable » ou plutôt « faisant du sens pour les gens ».

L’aspect légal est essentiel, mais en soi n’est pas fait pour être agréable à consulter et à comprendre. C’est pourquoi, pour chaque type de licence creative commons, on retrouve une fiche bâtie pour les humains:

Enfin, il devient simple de comprendre ce qu’on a le droit de faire avec le contenu licencié Creative Commons et c’est probablement ce qui est à la source d’ailleurs de sa grande utilisation par la communauté. Pourquoi lire un texte légal et forcer les gens à le faire quand les grandes lignes sont plutôt simples et assez faciles à communiquer?

Ainsi, je réalise que de plus en plus, nous avons tendance à rendre compliquées des choses toutes simples. Certaines sont complexes de par leur nature, mais la communication des idées et des grandes lignes se doit d’être toute simple pour maximiser l’utilisation et le partage.

Nous avons aussi tendance à vouloir communiquer la complexité de notre travail afin de prouver notre valeur ou du moins la nécessité de nos interventions, mais les gens adoptent et achètent la simplicité, pas la complexité.

Comment rendre notre travail simple aux yeux des autres est aussi une réflexion intéressante qui nous aide à vraiment saisir l’essentiel de ce que l’on fait et de ce qui génère vraiment de la valeur…

Transparence et implanter une idée

La transparence c’est bien, voire même essentiel à plusieurs niveaux dans un monde bâti autour du web.

Par contre, je ne crois pas que cela implique de tout dire, à n’importe quel moment : il y a un temps opportun pour tout.

Je me suis récemment inscrit à une infolettre. Dans le bref courriel de remerciement reçu suite à l’inscription, la moitié du contenu (soit environ 2 paragraphes) était consacré à expliquer comment me désabonner et qu’un lien de désabonnement serait présent dans chaque courriel subséquent que je recevrai.

Ce courriel aurait été une bonne occasion de me mettre dans l’attente de la prochaine infolettre, de bâtir une certaine forme d’enthousiasme et de me confirmer en quelque sorte que je ne regretterais pas cet abonnement. Ainsi, je n’en sais pas vraiment plus sur le futur contenu de cette infolettre, outre le fait qu’elle contiendra un lien de désabonnement.

J’ai apprécié la transparence, mais déjà, l’idée qui m’a été implantée, est qu’un jour j’aurai besoin du lien de désabonnement…

Efficacité : plus de clients servis et mieux servis

Le manque de temps est souvent mis de l’avant comme facteur limitatif au sein d’une entreprise. Ainsi, il y a deux façons de combattre le manque de temps : engager plus de ressources pour en quelque sorte « acheter du temps » ou trouver des moyens d’être plus efficace.

Dans un monde bougeant extrêmement rapidement et à l’heure ou la vitesse de réaction et le temps sont de plus en plus des avantages compétitifs, être efficace ne signifie plus simplement de gagner du temps, c’est aussi un vecteur de compétition.

L’utilisation d’outils web, entre autres, permet d’automatiser ou d’accélérer plusieurs processus internes, que ce soit en lien avec l’accès à l’information, le service à la clientèle, la gestion de projet, la collaboration, les ventes et j’en passe.

Ainsi, le web n’est pas seulement un environnement dans lequel on va y chercher de la visibilité. Au contraire, c’est souvent son utilisation à l’interne qui permet de générer le plus de valeur pour la clientèle et l’entreprise.

La publicité achète de l’attention, pas des clients

Acheter de la publicité nous conforte : elle rationalise et met un prix sur le besoin de rejoindre une clientèle.

Par contre, que cette publicité soit en ligne ou traditionnelle, elle n’achète pas de clientèle, elle achète simplement de l’attention.

Le défi demeure toujours de convertir cette attention en action…

Contraintes et instantané

Tout est plus facile lorsque c’est noir ou blanc. Malheureusement, le nombre de situations qui sont complètement noires ou complètement blanches est particulièrement faible : le défi se situe toujours dans la zone grise.

Pour plusieurs raisons, les solutions instantanées peuvent être très prisées puisqu’elles semblent permettre de “sauver du temps” (maintenant) ou encore semblent d’une simplicité complètement déconcertante.

Toujours mettre en doute ces solutions ou propositions puisqu’elles font habituellement abstraction des contraintes. Ce qu’il faut ce ne sont pas des spécialistes de la réflexion ou de l’instantané, ce qu’il faut ce sont des gens capables de poser les bonnes questions.

Les bonnes questions permettent de mettre en doute la certitude de la solution parfaite.

Elles permettent donc de développer des solutions peut-être tout aussi simples, mais tenant compte des contraintes.

Privilégier les outils simples

Il est extrêmement facile d’utiliser des outils trop compliqués pour nos réels besoins. Bizarrement, on essaie souvent de se convaincre de la nécessité de certaines fonctionnalités ou outils puisqu’ils semblent en apparence avoir le potentiel de régler la majeure partie de nos problèmes présents et futurs.

La réalité est tout autre. Les outils complexes sont rarement utilisés à leur plein potentiel et de plus, sont rarement adoptés à l’interne dû justement…à leur complexité.

Privilégier une solution en fonction de ses fonctionnalités limitées peut être dans certains cas une excellente pratique. Les solutions simples permettent de limiter les coûts de formation, d’exécuter les tâches importantes plus rapidement et il est aussi beaucoup plus facile de collaborer autour d’une solution simple qu’autour d’une solution complexe bourrée d’irritants.

Personne n’aime la complexité, aussi bien travailler à rendre les choses simples… Ce qui n’est pas chose simple.

Entreprise, collaboration et outils de collaboration

Utiliser des outils pour mieux collaborer c’est une chose, mais vraiment collaborer en est une autre.

Oui l’intégration d’outils collaboratifs (wiki, google apps, blogue, etc.) en entreprise est tentante et habituellement source de bénéfices intéressants, mais la simple introduction d’outils ne fait que faciliter l’accès à la collaboration, elle ne fait pas bouger les gens vers une meilleure collaboration.

La collaboration débute donc avant les outils eux-mêmes : les outils ne changent pas les gens, ce sont les gens qui façonnent les outils.

Accepter l’imperfection

Pendant des années, l’entreprise traditionnelle a vécu dans un monde dans lequel tout ce qui était rendu public devait être approuvé et révisé plusieurs fois, par plusieurs personnes.

C’était un jeu d’essai-erreurs coûteux (en temps et en argent), sans la possibilité de corriger. Du moins, pas rapidement.

Sur le web avec cette approche, soit on ne livre rien, soit on le livre trop tard. C’est en fait son caractère distinctif : pouvoir mettre en ligne du contenu ou un produit très rapidement, aller y chercher de la rétroaction et ensuite réagir, tout aussi rapidement.

De plus, les gens tendent à partager ou adopter plus facilement l’imperfection, plutôt que ce qui respire le contrôle.

Ainsi, mieux vaut accepter l’imperfection initiale et ajuster le tir en cours de route, autrement on avance peu.

L’influence du web sur les attentes des clients

Lorsque le web est devenu une technologie grand public, les premières expériences d’achat et de transactions en ligne ont débuté.

Le web n’ayant pas fait complètement ses preuves et la réticence souvent présente des consommateurs demandait aux marchands de gagner à tout prix la confiance des consommateurs, peu importe le moyen.

La réalité, c’est qu’il était critique pour les marchands de ne pas échouer dans le processus : que ce soit au niveau de la séduction, de la transaction ou du service après-vente. Échouer aurait voulu dire la perte de confiance d’un consommateur non seulement envers ce marchand, mais probablement aussi envers la capacité du web d’être un environnement transactionnel sérieux et efficace.

De plus, l’absence de barrières géographiques rendait la compétition beaucoup plus féroce et il est très facile pour un consommateur de faire affaire avec un compétiteur sans trop d’efforts.

Cette mentalité est restée collée au web : le besoin de confiance, de sécurité, de rapidité et de service.

Ceci est vrai à un tel point qu’il peut devenir déroutant et incompréhensible de pouvoir parler avec un représentant en ligne en quelques secondes et qu’il soit nécessaire d’attendre plusieurs longues minutes pour faire de même au téléphone ou en personne.

Les habitudes et les standards élevés d’achat et de consommation de biens en ligne influencent aujourd’hui directement les rapports qu’ont les consommateurs avec les entreprises. Il n’y a aucune raison pour que le niveau de service possible en ligne ne soit pas applicable hors-ligne.

Ainsi, qu’on le veuille ou non, qu’une entreprise soit présente en ligne ou pas, Internet influence la relation que ses clients ont avec elle et leurs attentes.

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