Publicité et expérience utilisateur

journalisme en ligne

La publicité est au coeur du modèle de revenu de plusieurs journaux et magazines en ligne, mais à quel prix? Qui dit au coeur du modèle de revenus ne doit pas dire être au centre de la plateforme de diffusion du contenu.

Encore moins lorsqu’il s’agit d’auto-promotion.

Prenons exemple sur Les Affaires:

  • On m’accueille avec une publicité cliquable en arrière-plan. La pratique est de plus en plus courante, mais extrêmement désagréable lorsqu’on jongle entre plusieurs fenêtre et qu’on clique un peu aléatoirement dans son navigateur pour redonner le focus à la fenêtre. Les cliques accidentels sont aussi très communs sur les arrière-plans. On augmentre le taux de clique sur ces publicités, mais on perd certainement plusieurs visiteurs et on réduit considérablement la qualité de leur expérience.
  • L’auto-promotion c’est bien, mais une publicité en arrière plan et une bannière de 600 pixels de haut pour promouvoir le site sur lequel je me trouve, c’est quelque peu excessif.

Les affaires publicité

On comprend que les publicités sont pour promouvoir la version mobile du site les affaires:

Les affaires mobile

On croit bon aussi de nous montrer comment accéder à la version mobile du site Les Affaires à partir de notre iPhone ou Blackberry. À noter qu’il ne s’agit pas d’une application native, mais d’un site optimisé.

Suite à un petit test à partir d’un iPhone, on observe qu’il y a une détection automatique de l’appareil mobile et qu’on est automatiquement redirigés vers le domaine m.lesaffaires.com. Pourquoi faire autant de publicité pour un site optimisé (et réduire la qualité de l’expérience de tant d’utilisateurs) auquel nous sommes redirigé automatiquement lorsqu’accédé à partir des appareils ciblés?

La publicité fait souvent l’erreur que l’ensemble de son auditoire a un intérêt marqué pour ce qu’elle tente de promouvoir.

Je suis prêt à accepter de la publicité, mais j’aimerais que cette dernière ne m’empêche pas d’accomplir mon objectif de visite: consommer du contenu.

3 réponses à “Publicité et expérience utilisateur”

  1. kinaze dit :

    Est-ce que vous seriez prêts à payer pour consommer de l’information sans être ennuyés par la publicité? À quel prix?

    • Benoit Tremblay dit :

      Pour du contenu de nature généraliste ou de la nouvelle, bref tout ce qui est livré de façon quotidienne un peu partout, je ne suis pas prêt à payer.

      Par contre, en exemple, je paie pour des livres non pas parce que le contenu n’est pas disponible à gauche et à droite, mais plutôt pour la structure des idées, l’expérience et ce que j’en retire.

      Pour du contenu télévisuel, je serais prêt à m’abonner à une dizaine de chaines indépendantes à 3-4$ chacune par mois plutôt qu’un abonnement câble généraliste à 40$/mois.

      Et toi?

      • kinaze dit :

        Bonne question à laquelle je n’avais jamais songé.

        1) Ça ne me dérangerait pas de payer un petit montant pour éliminer certaines publicités des sites sur lesquels je consomme de l’info. Surtout les publicités qui utilisent des méthodes de « behavioral targeting » et les third party cookies. C’est plus des bases de données des marketeurs sans scrupules que je veux me protéger que de la nuisance des publicités en tant que telle.

        2) Pour la télé, je serais prêt à payer 40$ par mois si et seulement si on diminuait le nombre de publicités auxquelles je suis exposé. En fait, ce serait paradoxalement très drôle que les câblodistributeurs en viennent un jour à faire payer leurs abonnés un peu plus cher pour faire diminuer le nombre de publicités auxquels ils sont exposés.

        3) Je suis prêt à payer pour tout ce qui a de la valeur à mes yeux. LE contenu n’est pas juste du contenu, mais bien une personne qui produit du contenu.