Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.
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J’ai fait mon early-adopter hier : abonnement à Google+ et tout le tra la la, Google+ étant la toute dernière initiative de Google pour se lancer dans le monde des réseaux sociaux.
C’est bien fait. C’est sympathique. C’est beau. C’est innovateur à plusieurs points de vue.
La question qui tue : quel besoin la plateforme remplit-elle? Avais-je un besoin social à combler que Facebook, twitter, Skype et le courriel n’arrivaient pas à combler? Pourquoi le réfèrerais-je absolument à un ami?
Sans marquer Google+ de succès ou d’échec, ce sont des questions importantes qui sont facilement oubliées dans l’effervescence de bâtir quelque chose de stimulant ou dans l’intérêt de créer un compétiteur pour des raisons d’affaires.
La pluspart des plateformes sociales démarre petites puisqu’elles rassemblent des gens ayant un intérêt commun. Un intérêt commun n’ayant pas de meilleur endroit pour grandir.
La question est profonde et sans réponse, mais un réseau social peut-il « naître grand » et à partir d’early adopters qui n’ont comme seul intérêt d’être premiers ou doit-il naître d’un groupe d’utilisateurs dédiés et offrant seulement les fonctionnalités nécessaires pour ce groupe?
Je penche pour la deuxième option. Un réseau se bâtit autour de gens dédiés.
L’acte de bloguer
L’utilisation du blogue dans un contexte d’affaires est un sujet délicat. Effectivement, l’argumentaire d’obtenir une visibilité intéressante et gratuite de par son blog n’est perceptible qu’à long terme et dans un monde dans lequel de plus en plus de blog d’entreprise émergent, il devient plus difficile de sortir du lot.
En fait, l’acte de bloguer n’a pas nécessairement le même potentiel marketing pour tous. Là ou le vrai bénéfice se trouve par contre, c’est dans…
- l’humilité que cela prend pour mettre en ligne du contenu qui naturellement ne l’aurait pas été, de par sa saveur moins corporative
- la collaboration souvent nécessaire entre plusieurs personnes au sein de l’entreprise
- La réflexion créative qui doit être mise de l’avant afin de se renouveler constamment
- le fait de devoir résumer sa pensée, contrairement aux documents habituellement rédigés en entreprise
- un tremplin important vers une meilleur compréhension de ce qui fonctionne et fonctionne moins sur le web
- l’implication de l’équipe dans une tâche ayant des répercussions en dehors de l’entreprise
Toutes des choses qui seront bénéfiques pour l’entreprise à l’interne, et ce, à court terme.
Le bénéfice du blog n’est donc pas dans sa finalité habituellement prônée, mais plutôt dans le processus lui-même.
Ce qu’ils veulent…maintenant
S’il y a une chose facile à trouver sur le web, c’est bien des prédictions en lien avec la direction que semble prendre notre industrie, peu importe laquelle.
- « Le futur du recrutement est dans… »
- « Le futur du web est… »
- « Les sites mobiles seront… ».
- Etc.
Cela fait souvent perdre de vue un objectif habituellement assez important : ce que notre clientèle veut, maintenant.
C’est d’ailleurs un constat assez flagrant et un problème lorsqu’on observe les problèmes qu’ont beaucoup de startups actuellement : définir un modèle d’affaires pour un besoin actuel, pas un besoin futur et hypothétique.
L’innovation c’est bien, mais nous devenons de moins en moins bons à cerner les besoins présents et étonnamment… pas vraiment meilleurs à prédire le futur.
Blogues d’affaires, équipes et caractéristiques communes
L’utilisation d’un blog à des fins d’affaires ou encore du web dans son ensemble est un point souvent très problématique en entreprise.
En effet, une vitrine statique c’est facile et particulièrement tentant à mettre en place : le niveau d’engagement et de responsabilité est en effet plutôt minime.
Lorsqu’il s’agit de publier du contenu et d’adopter une approche plus dynamique, tout se corse. Que dit-on? Dans quelle langue? À qui s’adresse-t-on? Quelle est notre approche? Pourquoi le fait-on? Quelles sont nos attentes? Quelles sont les attentes de notre auditoire? Qui est en charge? etc., etc., etc.
Ce sont des questions accessoires.
Les deux caractéristiques que j’observe des entreprises qui partent avec une longueur d’avance dans ce monde rapide basé sur le web sont:
- Capacité et volonté de l’équipe à assumer les risques et responsabilités de tout ce qui vient avec la publication et la mise en ligne de contenu sur une base régulière;
- La volonté de travailler en équipe, de créer des comités de discussion et de ne pas relayer la responsabilité à une seule personne.
Ça semble tout simple.
Le fait est que peu de personnes et d’équipes sont prêtes à sacrifier le confort du day-to-day pour un monde rempli d’opportunités, mais dans lequel les risques et les enjeux sont un peu plus grands et dans lequel il y a des comptes à rendre.
Le fait est aussi que d’engager un gestionnaire de communauté ne règlera pas magiquement la question, au même titre qu’un ou une réceptioniste classique ne peu répondre à toutes les interrogations : elle ne peut que les relayer aux bonnes personnes.
Les bonnes personnes. C’est Jim Collins, l’auteur de Good to Great, qui disait que ce n’était pas où l’autobus allait qui était important, mais bien les gens qu’on mettait dedans qui comptait. L’autobus se rendra bien ensuite à quelque part d’intéressant.
Somme toute : les bonnes personnes, acceptation des risques (et aussi des bénéfices qui en découlent!), travail d’équipe et collaboration.
À noter que bonnes personnes mène aussi souvent directement à acceptation des risques et travail d’équipe. Comme la vie fait bien les choses.
L’influence du web sur les attentes des clients
Lorsque le web est devenu une technologie grand public, les premières expériences d’achat et de transactions en ligne ont débuté.
Le web n’ayant pas fait complètement ses preuves et la réticence souvent présente des consommateurs demandait aux marchands de gagner à tout prix la confiance des consommateurs, peu importe le moyen.
La réalité, c’est qu’il était critique pour les marchands de ne pas échouer dans le processus : que ce soit au niveau de la séduction, de la transaction ou du service après-vente. Échouer aurait voulu dire la perte de confiance d’un consommateur non seulement envers ce marchand, mais probablement aussi envers la capacité du web d’être un environnement transactionnel sérieux et efficace.
De plus, l’absence de barrières géographiques rendait la compétition beaucoup plus féroce et il est très facile pour un consommateur de faire affaire avec un compétiteur sans trop d’efforts.
Cette mentalité est restée collée au web : le besoin de confiance, de sécurité, de rapidité et de service.
Ceci est vrai à un tel point qu’il peut devenir déroutant et incompréhensible de pouvoir parler avec un représentant en ligne en quelques secondes et qu’il soit nécessaire d’attendre plusieurs longues minutes pour faire de même au téléphone ou en personne.
Les habitudes et les standards élevés d’achat et de consommation de biens en ligne influencent aujourd’hui directement les rapports qu’ont les consommateurs avec les entreprises. Il n’y a aucune raison pour que le niveau de service possible en ligne ne soit pas applicable hors-ligne.
Ainsi, qu’on le veuille ou non, qu’une entreprise soit présente en ligne ou pas, Internet influence la relation que ses clients ont avec elle et leurs attentes.
Soirée Web affaires à Sherbrooke réussie : j’oublie même de payer
C’était la deuxième soirée Web affaires à Sherbrooke (non, on n’a toujours pas de nom) et ce fût une fois de plus une soirée extrêmement intéressante. J’ai été très heureux de revoir quelques visages connus et de faire plusieurs nouvelles connaissances : les gens dans le Web en Estrie sont des gens extrêmement passionnants ET passionnés.
Je n’ai pas de chiffres officiels, mais je crois que le nombre de participants a facilement doublé depuis la dernière rencontre.
En fait, ça a tellement été passionnant que j’ai oublié de payer mon repas en partant. Le fait cocasse : je ne peux me cacher sous le couvert de l’anonymat, le propriétaire du resto-bar le Liverpool ou l’événement se déroulait était présent. Et il lit mon blogue aussi. Ouais.
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