Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.
Un p’tit tour au gym
J’ai souvent comparé le web et le temps nécessaire à investir pour une présence efficace à un gym: l’inscription au mois de janvier après s’être bien gavé pendant le temps des fêtes c’est la partie facile. Lever les poids et courir, trois fois semaines, c’est la partie difficile. Et nul besoin d’expliquer que le gain est dans la deuxième partie.
On peut pousser la réflexion un peu plus loin…
Il se trouve qu’il y a principalement 4 craintes pour un nouveau membre lorsqu’il se présente à un gym:
- La peur d’avoir l’air ridicule de par sa non-connaissance de l’équipement et de comment l’opérer.
- La peur d’avoir l’air incompétent par rapport aux membres expérimentés.
- La peur de se sentir isolé dans un endroit qui, pour les gens de l’externe, semble plus social qu’il ne l’est en réalité.
- La peur liée à son aspect physique et d’être jugé, du à l’image qu’on se fait des gens habituellement sveltes qui fréquentent les gyms.
Ces quatre points se transposent directement pour l’adoption du web :
- Le mur technologique et la croyance qu’on n’est « pas habile avec la technologie ».
- La crainte de ne pas être à la hauteur de ce qui se fait déjà, la croyance que tout a déjà été fait.
- La crainte de se sentir isolé par rapport aux « cliques » en place ou par rapport aux influenceurs déjà… bien influents.
- La peur d’être jugé de par ce qu’on met en ligne, nos premières interventions, nos erreurs, ce que les autres en penseront, etc.
Il ne faut donc pas plus de temps pour se lancer (excuse classique), mais plutôt un brin d’accompagnement et surtout, savoir se lancer un peu dans le vide.
L’acte de bloguer
L’utilisation du blogue dans un contexte d’affaires est un sujet délicat. Effectivement, l’argumentaire d’obtenir une visibilité intéressante et gratuite de par son blog n’est perceptible qu’à long terme et dans un monde dans lequel de plus en plus de blog d’entreprise émergent, il devient plus difficile de sortir du lot.
En fait, l’acte de bloguer n’a pas nécessairement le même potentiel marketing pour tous. Là ou le vrai bénéfice se trouve par contre, c’est dans…
- l’humilité que cela prend pour mettre en ligne du contenu qui naturellement ne l’aurait pas été, de par sa saveur moins corporative
- la collaboration souvent nécessaire entre plusieurs personnes au sein de l’entreprise
- La réflexion créative qui doit être mise de l’avant afin de se renouveler constamment
- le fait de devoir résumer sa pensée, contrairement aux documents habituellement rédigés en entreprise
- un tremplin important vers une meilleur compréhension de ce qui fonctionne et fonctionne moins sur le web
- l’implication de l’équipe dans une tâche ayant des répercussions en dehors de l’entreprise
Toutes des choses qui seront bénéfiques pour l’entreprise à l’interne, et ce, à court terme.
Le bénéfice du blog n’est donc pas dans sa finalité habituellement prônée, mais plutôt dans le processus lui-même.
Le privilège de notre époque
Si on avait dit à un entrepreneur il y a 50 ou 100 ans qu’il existait un moyen de rejoindre sa clientèle directement, en quelques minutes, sur une base régulière et avec des interventions sollicitées, les chances sont qu’il aurait voulu en savoir plus.
C’est l’opportunité que nous avons et il faut être conscient de la chance que notre époque nous offre : rejoindre un groupe de gens intéressés par ce que l’on fait et répandre des idées rapidement, tout à fait gratuitement.
Écrire une infolettre ou un billet de blogue et que ce dernier soit envoyé à ne serait-ce qu’une cinquantaine de personnes instantanément et que ces dernières prennent un peu de leur précieux temps pour en prendre connaissance, c’est un privilège.
Ainsi, lorsqu’on entend (en parlant du web, blogs, etc.) : « oui, mais pourquoi? Qu’est-ce que ça me donne? », il faut savoir que personne n’est forcé à le faire, c’est un privilège.
Probablement qu’on aurait tué il y a 75 ans pour cette chance, mais c’est ce que notre époque nous offre : le choix. Le choix de partager ou non des idées à des gens intéressés par ces dernières. La beauté de ce privilège, c’est qu’il est gratuit.
Le choix semble tellement évident, mais pourtant.
Blogues d’affaires, équipes et caractéristiques communes
L’utilisation d’un blog à des fins d’affaires ou encore du web dans son ensemble est un point souvent très problématique en entreprise.
En effet, une vitrine statique c’est facile et particulièrement tentant à mettre en place : le niveau d’engagement et de responsabilité est en effet plutôt minime.
Lorsqu’il s’agit de publier du contenu et d’adopter une approche plus dynamique, tout se corse. Que dit-on? Dans quelle langue? À qui s’adresse-t-on? Quelle est notre approche? Pourquoi le fait-on? Quelles sont nos attentes? Quelles sont les attentes de notre auditoire? Qui est en charge? etc., etc., etc.
Ce sont des questions accessoires.
Les deux caractéristiques que j’observe des entreprises qui partent avec une longueur d’avance dans ce monde rapide basé sur le web sont:
- Capacité et volonté de l’équipe à assumer les risques et responsabilités de tout ce qui vient avec la publication et la mise en ligne de contenu sur une base régulière;
- La volonté de travailler en équipe, de créer des comités de discussion et de ne pas relayer la responsabilité à une seule personne.
Ça semble tout simple.
Le fait est que peu de personnes et d’équipes sont prêtes à sacrifier le confort du day-to-day pour un monde rempli d’opportunités, mais dans lequel les risques et les enjeux sont un peu plus grands et dans lequel il y a des comptes à rendre.
Le fait est aussi que d’engager un gestionnaire de communauté ne règlera pas magiquement la question, au même titre qu’un ou une réceptioniste classique ne peu répondre à toutes les interrogations : elle ne peut que les relayer aux bonnes personnes.
Les bonnes personnes. C’est Jim Collins, l’auteur de Good to Great, qui disait que ce n’était pas où l’autobus allait qui était important, mais bien les gens qu’on mettait dedans qui comptait. L’autobus se rendra bien ensuite à quelque part d’intéressant.
Somme toute : les bonnes personnes, acceptation des risques (et aussi des bénéfices qui en découlent!), travail d’équipe et collaboration.
À noter que bonnes personnes mène aussi souvent directement à acceptation des risques et travail d’équipe. Comme la vie fait bien les choses.
Entreprise, collaboration et outils de collaboration
Utiliser des outils pour mieux collaborer c’est une chose, mais vraiment collaborer en est une autre.
Oui l’intégration d’outils collaboratifs (wiki, google apps, blogue, etc.) en entreprise est tentante et habituellement source de bénéfices intéressants, mais la simple introduction d’outils ne fait que faciliter l’accès à la collaboration, elle ne fait pas bouger les gens vers une meilleure collaboration.
La collaboration débute donc avant les outils eux-mêmes : les outils ne changent pas les gens, ce sont les gens qui façonnent les outils.
Blogueurs : Antidote n’est pas un luxe

Premièrement, je ne suis pas un extrémiste de la langue française. Par contre, je suis particulièrement sensible aux fautes d’orthographe grossières lorsque je lis un texte sur Internet. Quand je parle de fautes grossières, je parle d’erreurs évidentes qui ne devraient pas apparaître dans un texte qui a été relu et à la limite composé dans un outil de traitement de texte offrant des fonctions de correction de base comme Microsoft Word.
On parle de crédibilité ici. Je trouve dommage que je doive trop souvent m’attarder à la faible qualité de l’orthographe dans un texte plutôt qu’au contenu. Je trouve cela encore plus dommage quand l’auteur a un propos intéressant, mais que la faible qualité de la langue prédomine.
Ce n’est pas tout le monde qui est doué en français et c’est pourquoi il existe des outils pour nous aider. J’utilise personnellement Antidote et je vérifie tous mes textes avant de les publier. Je laisse probablement quelques erreurs par-ci par-là, mais habituellement pas d’erreurs grossières (je crois…). La dernière chose que je veux c’est qu’on s’attarde à mon français plutôt qu’au message que j’essaie de transmettre.
Antidote coûte 130$ et il existe peut-être des outils semblables moins coûteux. Si vous ne voulez pas payer 130$, trouvez-vous un ami qui peut vous offrir une version libérée (je n’ai rien dit…
).
En fait, combien vaut votre réputation? Moins que 130$? Antidote n’est pas un luxe.
FriendFeed dans les statistiques de Feedburner : bon pour l’égo, mais c’est tout
Si vous utilisez Feedburner pour la gestion du flux RSS de votre blogue et que vous l’avez inscrit à votre compte FriendFeed, vous avez probablement sursauté en regardant vos statistiques aujourd’hui. Malheureusement, ce n’est pas parce que vous êtes soudainement devenu une vedette, mais plutôt parce que Feedburner considère maintenant tous vos abonnés FriendFeed comme des abonnés de votre blogue.
Comme j’ai presque 400 abonnés sur FriendFeed, mon compte Feedburner a fait un bond fulgurant de 400 abonnés. Par le fait même, on vient de foutre en l’air la métrique du nombre d’abonnés.
Je dis souvent que les moyennes sont probablement les pires statistiques à regarder puisqu’elles cachent la vérité et c’est un peu ce qui se passe avec FriendFeed. Premièrement, FriendFeed est loin de m’apporter le niveau de trafic que 400 abonnés réels à mon flux RSS m’apporteraient. En réalité, FriendFeed ne m’apporte que très peu de trafic puisque je ne suis pas très actif. Ensuite, la majorité des personnes qui me suivent sur FriendFeed parlent anglais et ne liront clairement pas mon blogue en français. Pourtant, mon blogue en anglais et mon blogue en français ont eu droit à la même augmentation d’abonnés. En fait, c’est à ce point pathétique que je peux partir n’importe quel blogue et démarrer avec 400 abonnés seulement en inscrivant le blogue dans mon profil FriendFeed. Si je pars un blogue de tennis et que les personnes qui me suivent sur FriendFeed se foutent éperdument du tennis, ça ne vaut clairement pas 400 abonnés traditionnels ciblés.
Une porte de plus d’ouverte au spam et à la guerre de celui qui a le plus d’amis.
« On n’a pas l’temps » : Les médias sociaux, le gym des entreprises
On sait tous que le gym, se tenir en forme et l’exercice c’est bien. On se fait bombarder de messages vantant les mérites de bien s’alimenter et de faire de l’activité physique, mais pourtant la majeure partie de la population demeure inactive et s’alimente mal. Réponse classique : « On n’a pas l’temps ».
Le travail, les amis, la famille, pas de temps pour le gym. En fait, c’est pas ça le problème, ni qu’un abonnement coûte trop cher, le problème c’est de se motiver à couper le 1 h 30 de télévision (ou +) par jour pour aller au Gym à la place. Mais bon, c’est pas facile de se motiver quand les bénéfices ne sont qu’à long terme et pas à court terme. C’est pas en courant 15 minutes par jour pendant une semaine qu’on est prêt à faire un marathon.
Pourtant, on trouve souvent la motivation le premier janvier et les centres de conditionnement physique empochent. On commence en force, après on saute une journée, deux journées, une semaine et après deux mois c’est fini, c’était trop difficile.
Pour les entreprises, c’est pareil. (Lire la suite…)
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