Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.
De sites web vers services et plateformes
Est-ce que Foursquare est un site web? Est-ce que twitter est un site web? Groupon? Google?
La question se pose puisque de plus en plus, on interagit avec l’information en dehors du cadre du site web prévu initialement: application mobile, site mobile, application de bureau développée par un tierce, courriel, etc.
Dans une économie d’information, c’est la façon de distribuer, de présenter et de filtrer l’information qui a de la valeur.
Ainsi, penser « site web » a probablement de moins en moins de valeur, il faut plutôt penser information et accès à cette information. Quelle est la valeur ajoutée de notre contenu? À qui bénéficie-t-il? Pourquoi? Comment le rendre accessible au maximum de gens?
Cela implique de réfléchir à l’unicité de nos contenus puisque dans une économie d’information, la valeur ajoutée est attribuée au contenu et sa qualité… puis sa disponibilité.
Web, outils marketing et révolution de l’information
Le web est vu par plusieurs comme une série d’outils de marketing… une série d’outils de communication.
En réalité, ce que le web a amené, c’est une culture basée autour de l’information et principalement autour de trois grands piliers:
- La distribution de l’information
- La consommation de l’information
- L’interprétation et le filtrage de cette information
On peut effectivement continuer à voir Internet comme un vecteur marketing puissant, mais ce serait se concentrer sur un seul aspect: un aspect qui ne garantirait pas une compétitivité de nos entreprises sur le plan mondial.
Ceux qui sauront se démarquer dans une culture d’information sont ceux qui sauront mieux la distribuer, la consommer, l’interpréter et la filtrer dans un contexte d’affaires. Et ça, oui c’est plus complexe que de créer une page Facebook.
Cela est particulièrement important dans un contexte de récupération de temps, le manque de temps étant probablement le plus grand frein à l’adoption du web. Comment l’entreprise peut-elle profiter des différentes technologies en place pour mieux distribuer, trouver, consommer, interpréter et filtrer l’information et ainsi être plus efficace… que ce soit à l’interne ou via le web dans son ensemble?
Répondre à ces questions est essentiel… Mais un défi en-soi.
Ne pas offrir de services en ligne…
… parce que nos clients ne sont pas très « branchés ».
Intuition classique. Phrase récurrente. Souvent faux et sans fondements.
Ensuite, le problème est que lorsqu’on se dit ça en masse et au sein d’une même industrie, aucun service novateur n’émerge. Aucun service novateur émergeant, aucune raison d’aller en ligne.
Aucune raison d’aller en ligne, des clients pas branchés.
C’est un peu le paradoxe de l’oeuf et de la poule.
Une façon plus intéressante de le voir : aucun compétiteur n’a encore eu la vision d’exploiter un terrain de jeu encore vierge dans lequel il y a possibilité de se démarquer et d’être un leader.
Parce que de toute façon, quelqu’un défrichera bien le terrain éventuellement et on sait tous comment il sera perçu : celui qui a démocratisé l’industrie et ouvert la porte. Ensuite, les autres suivront, avec des copies.
C’est donc plus une question de choisir son camp…
L’économie du coupon
Il y a en ce moment sur le Web une montée des services de coupons à la Groupon.
Le principe est assez simple: positionner auprès d’un auditoire ciblé géographiquement une offre alléchante, sous forme de coupon-rabais, dans le but de faire déplacer le consommateur dans un établissement bien réel: restaurant, magasin, etc.
Est-ce un modèle d’affaires viable à long terme? Avec une offre d’achat de 3 milliards provenant de Google pour acheter Groupon, on peut supposer qu’il y un avenir intéressant pour ce genre de systèmes.
Peu importe ce qu’on en pense, on en déduit qu’il y a un besoin évident pour réduire l’écart entre le monde en ligne et le hors ligne. La disponibilité en ligne de coupons, qu’elle soit la solution ou non, est un premier pas dans cette direction. Veut-on baser 100% de la génération de nos clients potentiels sur des rabais? Probablement pas, puisque le type de clientèle qui achète simplement parce qu’elle a un incitatif de prix n’est qu’un profil de client parmi tant d’autres. On peut aussi se demander si c’est bien le type de client que l’on désire attirer.
Ceci dit, que ce soit par des coupons ou autres, on commence finalement à réaliser que le Web n’est pas un environnement complètement déconnecté du monde réel et que cette synergie entre le Web et le monde hors ligne peut être génératrice d’opportunités d’affaires.
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