Benoit Tremblay

Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.



Les sceptiques : système immunitaire de l’entreprise

J’écoutais récemment une présentation de Scott Belsky et dans cette dernière, il faisait référence à une analogie que je trouve extrêmement intéressante et pertinente :

Les sceptiques sont le système immunitaire de l’entreprise.

Le réflexe naturel du corps humain est de rejeter tout ce qui ne lui appartient pas, ce qui est une bonne chose en soi. Par contre, c’est pour cette raison que lors d’une transplantation d’organe, un des principaux défis consiste à diminuer considérablement la force du système immunitaire afin qu’il ne rejette pas ce corps étranger.

L’entreprise possède en quelque sorte ce même système immunitaire et ce sont les sceptiques : ceux qui rejettent systématiquement les nouvelles idées.

Bien que parfois vu par leurs comparses débordant de créativité comme étant peut-être trop terre-à-terre, ils font partie d’un processus très sain et aident à garder l’équilibre de l’entreprise.

Par contre, il y a certains moments où de nouvelles idées sont requises, des moments ou des changements s’imposent. Le défi consiste ainsi à diminuer la force du système immunitaire de l’entreprise pour que ces projets exigeant un vent de renouveau puissent prendre forme.

Comme quoi, au final, tout est un processus organique…

Privilégier les outils simples

Il est extrêmement facile d’utiliser des outils trop compliqués pour nos réels besoins. Bizarrement, on essaie souvent de se convaincre de la nécessité de certaines fonctionnalités ou outils puisqu’ils semblent en apparence avoir le potentiel de régler la majeure partie de nos problèmes présents et futurs.

La réalité est tout autre. Les outils complexes sont rarement utilisés à leur plein potentiel et de plus, sont rarement adoptés à l’interne dû justement…à leur complexité.

Privilégier une solution en fonction de ses fonctionnalités limitées peut être dans certains cas une excellente pratique. Les solutions simples permettent de limiter les coûts de formation, d’exécuter les tâches importantes plus rapidement et il est aussi beaucoup plus facile de collaborer autour d’une solution simple qu’autour d’une solution complexe bourrée d’irritants.

Personne n’aime la complexité, aussi bien travailler à rendre les choses simples… Ce qui n’est pas chose simple.

Entreprise, collaboration et outils de collaboration

Utiliser des outils pour mieux collaborer c’est une chose, mais vraiment collaborer en est une autre.

Oui l’intégration d’outils collaboratifs (wiki, google apps, blogue, etc.) en entreprise est tentante et habituellement source de bénéfices intéressants, mais la simple introduction d’outils ne fait que faciliter l’accès à la collaboration, elle ne fait pas bouger les gens vers une meilleure collaboration.

La collaboration débute donc avant les outils eux-mêmes : les outils ne changent pas les gens, ce sont les gens qui façonnent les outils.

Pas l’temps

On utilise souvent la phrase « je n’ai pas l’temps » lorsqu’il est question de passer à l’action.

Travaillant en collaboration avec des entreprises pour les aider à mieux intégrer le web à leurs affaires, c’est une phrase plutôt récurrente.

Ce qui est surprenant, c’est qu’au quotidien j’entends rarement la phrase « je n’ai pas le temps pour cette réunion » ou « je n’ai pas le temps pour rédiger ce rapport que personne ne lira ».

Nous sommes confortés par la rédaction de rapports ou encore l’organisation de réunions, mais leur utilité est parfois questionnable.

De plus, on cherche rarement à optimiser notre façon de faire les choses : on ne peut pas acheter du temps, mais on peut très certainement en libérer en utilisant de meilleurs outils, des méthodes de travail plus efficaces, en supprimant des tâches de notre horaire qui ne sont pas génératrices d’actions, etc.

Tout est question de priorité et d’optimisation.

Influence, influenceurs et faire bouger les gens

On a beaucoup parlé d’influence cette semaine. Jamais une liste des 100 plus influents dans le domaine du web au Québec n’aura fait autant jaser.

On pourrait s’attarder à la pertinence d’un tel classement, les métriques mesurées et si cela représente un réel indicateur d’influence, mais ce n’est pas l’objectif.

Faisant abstraction de cette liste, il est pertinent d’observer ce qu’est un influenceur.

Les vrais influenceurs font bouger les gens. Vraiment bouger. Physiquement.

Non seulement ils font bouger les gens, mais ils les réunissent, les rassemblent. Ce sont eux que les marques et entreprises veulent rejoindre, puisqu’ils ont le pouvoir de créer des occasions de rassemblement.

D’ailleurs, on peut retrouver cette influence à plus petite échelle: au sein d’une entreprise, d’une équipe, d’un groupe d’amis, etc.

Qu’une personne ait un réseau de 50 ou 50 000 personnes (sur twitter par exemple) ou qu’elle fasse partie d’une petite équipe de 6 personnes, c’est l’aptitude à dynamiser ce réseau qui fait de cette personne un influenceur.

La taille du réseau, c’est un bonus, l’aptitude demeure.

Créer une page Facebook pour une entreprise (compte d’entreprise)

Logo FacebookUne des nombreuses contraintes en entreprise lorsque l’on parle des médias sociaux est le fait que les gens à l’emploi de la compagnie peuvent changer d’entreprise à tout moment. Il est donc essentiel dans certains cas de planifier cet aspect pour ne pas « attacher » une page Facebook (par exemple) à l’employé qui sera responsable de la maintenir au moment de sa création.

Facebook est particulièrement problématique puisque lorsqu’un utilisateur crée une page Facebook, il demeure créateur et administrateur à jamais et les transferts de responsabilités avec Facebook peuvent ensuite être quelque peu douloureux si on veut changer la responsabilité.

Heureusement, Facebook offre des comptes pour entreprises et ces comptes sont liés à une adresse courriel seulement. Il n’y a donc pas de profil traditionnel qui vient avec ce genre de compte, seulement la possibilité de créer des pages et de gérer des campagnes de publicité Facebook.

Le processus est relativement simple, mais pas très publicisé, alors voici comment créer une page pour une entreprise.

Se détacher de tout profil personnel

Il faut premièrement être déconnecté de Facebook et de son profil personnel. Ensuite, sur la page principale, vous trouverez un lien « Créer une Page pour une célébrité, un groupe de musique ou une entreprise.« . Cliquez sur ce dernier.

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Entrer les détails de la page

Ensuite, entrez les détails traditionnels de la page et cliquez sur le bouton « créer une page« .

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Créer le compte entreprise

Finalement, on vous présentera une page avec deux options. Choisissez « Je n’ai pas de compte Facebook« , remplissez les quelques champs et c’est terminé. Entrez de préférence une adresse de courriel qui n’est pas attachée à un employé en particulier, utilisez une adresse générale que vous pouvez à la limite utiliser pour toutes vos présences Web.

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Vous avez maintenant une page Facebook pour votre entreprise et qui est indépendante de celui qui la maintient.

Un blogue, c’est aussi une belle occasion de poser des questions

teamDévelopper un produit ou un service peut être couteux et comporte son lot de risques. En effet, est-ce que le produit sera bien reçu? Est-ce que l’on répond vraiment aux besoins de nos clients? Quelle innovation pouvons-nous apporter? Etc., etc.

Ce sont tous des questions simples en apparence, mais on sait tous qu’elles cachent des heures et des heures de réflexion et d’analyse. Comprendre sa clientèle : quel casse-tête! Peut-être pas.

Avec les blogues et les médias sociaux, les entreprises n’ont jamais été si près de leur clientèle, alors pourquoi ces mêmes entreprises dépensent des milliers (millions?) de dollars à essayer de satisfaire leur clientèle sans jamais même les consulter (ou presque)? (Lire la suite…)

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