Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.
L’importance de démarrer
Peu de personnes savent que Groupon a été démarré à partir d’un projet existant : The Point.
En effet, The Point était (et est encore…) un site à partir duquel les gens peuvent regrouper d’autres personnes autour d’un projet ou d’une action pour laquelle le levier est beaucoup plus intéressant en groupe que de façon individuelle (levée de fonds par exemple). Les gens s’engagent dans une cause ou une action, mais un peu à la Groupon, le tout est déclenché seulement lorsque le nombre de personnes engagé est suffisant.
Groupon est donc un dérivé du concept initial de mobiliser les gens autour d’actions de groupe. Le projet aurait-il été possible sans cette première étape? Peut-être que oui, mais un premier projet a permis de tester ce qui fonctionnait bien ou moins bien dans une dynamique de groupe sur le web. Non seulement ça, mais le premier projet a aussi permis de bâtir une audience sur laquelle il était ensuite possible de s’appuyer, étape critique dans le lancement d’une nouvelle idée.
L’essentiel est donc de démarrer.
Démarrer nous donne le droit d’échouer et l’opportunité de réussir, mais surtout, permet aux idées de progresser tout en rassemblant les gens autour de ces dernières.
De sites web vers services et plateformes
Est-ce que Foursquare est un site web? Est-ce que twitter est un site web? Groupon? Google?
La question se pose puisque de plus en plus, on interagit avec l’information en dehors du cadre du site web prévu initialement: application mobile, site mobile, application de bureau développée par un tierce, courriel, etc.
Dans une économie d’information, c’est la façon de distribuer, de présenter et de filtrer l’information qui a de la valeur.
Ainsi, penser « site web » a probablement de moins en moins de valeur, il faut plutôt penser information et accès à cette information. Quelle est la valeur ajoutée de notre contenu? À qui bénéficie-t-il? Pourquoi? Comment le rendre accessible au maximum de gens?
Cela implique de réfléchir à l’unicité de nos contenus puisque dans une économie d’information, la valeur ajoutée est attribuée au contenu et sa qualité… puis sa disponibilité.
Nous n’avons pas besoin de plus de réseaux sociaux…
Nous avons besoin de plus d’outils et de technologies qui nous permettent de connecter ensemble le « en ligne » et le « hors ligne ».
C’est entre autres ce que des compagnies comme 37signals, Eventbrite, BillMonk, Freshbooks et Groupon (et j’en passe) permettent de faire.
Étrangement, ce sont aussi des compagnies avec un modèle d’affaires et de revenu assez clair.
C’est bien de connecter les gens en ligne, mais connecter les gens hors ligne via le web me semble une meilleure opportunité à long terme.
L’économie du coupon
Il y a en ce moment sur le Web une montée des services de coupons à la Groupon.
Le principe est assez simple: positionner auprès d’un auditoire ciblé géographiquement une offre alléchante, sous forme de coupon-rabais, dans le but de faire déplacer le consommateur dans un établissement bien réel: restaurant, magasin, etc.
Est-ce un modèle d’affaires viable à long terme? Avec une offre d’achat de 3 milliards provenant de Google pour acheter Groupon, on peut supposer qu’il y un avenir intéressant pour ce genre de systèmes.
Peu importe ce qu’on en pense, on en déduit qu’il y a un besoin évident pour réduire l’écart entre le monde en ligne et le hors ligne. La disponibilité en ligne de coupons, qu’elle soit la solution ou non, est un premier pas dans cette direction. Veut-on baser 100% de la génération de nos clients potentiels sur des rabais? Probablement pas, puisque le type de clientèle qui achète simplement parce qu’elle a un incitatif de prix n’est qu’un profil de client parmi tant d’autres. On peut aussi se demander si c’est bien le type de client que l’on désire attirer.
Ceci dit, que ce soit par des coupons ou autres, on commence finalement à réaliser que le Web n’est pas un environnement complètement déconnecté du monde réel et que cette synergie entre le Web et le monde hors ligne peut être génératrice d’opportunités d’affaires.
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