Réflexions et observations sur la technologie, les affaires et le changement.
Twitter et Publicités dans la Timeline: Pourquoi Maintenant?
Twitter a annoncé aujourd’hui que des publicités seront très bientôt introduites dans le fil de nouvelles des utilisateurs et la fameuse question que tout le monde se pose est: « comment les utilisateurs réagiront-ils? ».
Honnêtement, je crois que le tout va très bien passer.
Puisque ce n’est visiblement pas l’idée du siècle d’introduire des tweets publicitaires dans la timeline, la vraie question à se poser est: pourquoi avoir attendu si longtemps pour un modèle de revenu si simple? Eh bien, twitter a souvent annoncé que l’entreprise n’était pas pressée d’introduire un modèle de revenu au service…Et elle est là la nuance: ce n’est pas que twitter n’était pas pressé de trouver un modèle de revenu, l’entreprise n’était seulement pas pressée d’en introduire un. Le modèle de revenu, il est clair et net depuis longtemps.
Lorsqu’on saisi la nuance, le réponse à la question « pourquoi si longtemps avant un modèle de revenu si simple » est claire: twitter se devait de construire une communauté solide qui ne serait pas tentée d’aller voir ailleurs et de déserter le service à chaque annonce quelque peu négative.
Admettons-le, twitter a une communauté solide, peu de compétition dans sa niche et beaucoup considère le service comme une stratégie marketing importante au sein de leur entreprise. Il était important aussi de voir quelles applications externes (TweetDeck, Hootsuite, etc.) allaient survivre pour forger des alliances stratégiques: il est important de noter que les premiers tweets publicitaires seront présentés aux utilisateurs de la plateforme Hootsuite, qui avec plus de 900 000 utilisateurs, profitera des annonces.
Quitter le service pour quelques tweets non sollicités? Non, pas à ce stade-ci. Il y a un an…Peut-être. La stratégie de revenu de twitter est définie depuis bien longtemps…
Créer une page Facebook pour une entreprise (compte d’entreprise)
Une des nombreuses contraintes en entreprise lorsque l’on parle des médias sociaux est le fait que les gens à l’emploi de la compagnie peuvent changer d’entreprise à tout moment. Il est donc essentiel dans certains cas de planifier cet aspect pour ne pas « attacher » une page Facebook (par exemple) à l’employé qui sera responsable de la maintenir au moment de sa création.
Facebook est particulièrement problématique puisque lorsqu’un utilisateur crée une page Facebook, il demeure créateur et administrateur à jamais et les transferts de responsabilités avec Facebook peuvent ensuite être quelque peu douloureux si on veut changer la responsabilité.
Heureusement, Facebook offre des comptes pour entreprises et ces comptes sont liés à une adresse courriel seulement. Il n’y a donc pas de profil traditionnel qui vient avec ce genre de compte, seulement la possibilité de créer des pages et de gérer des campagnes de publicité Facebook.
Le processus est relativement simple, mais pas très publicisé, alors voici comment créer une page pour une entreprise.
Se détacher de tout profil personnel
Il faut premièrement être déconnecté de Facebook et de son profil personnel. Ensuite, sur la page principale, vous trouverez un lien « Créer une Page pour une célébrité, un groupe de musique ou une entreprise.« . Cliquez sur ce dernier.

Entrer les détails de la page
Ensuite, entrez les détails traditionnels de la page et cliquez sur le bouton « créer une page« .

Créer le compte entreprise
Finalement, on vous présentera une page avec deux options. Choisissez « Je n’ai pas de compte Facebook« , remplissez les quelques champs et c’est terminé. Entrez de préférence une adresse de courriel qui n’est pas attachée à un employé en particulier, utilisez une adresse générale que vous pouvez à la limite utiliser pour toutes vos présences Web.

Vous avez maintenant une page Facebook pour votre entreprise et qui est indépendante de celui qui la maintient.
La Foire Aux Meubles : Parce que j’aime ça et c’est fait au Québec
Étienne Chabot nous a tous fait découvrir cette semaine « La Foire Aux Meubles », une initiative de Meubles Rive-Sud. Le concept est particulièrement simple : trouver le meuble le plus laid au Québec en cette période de déménagement. Il suffit tout simplement d’envoyer votre laideur préférée et ensuite la communauté se charge du reste en votant pour le meuble le plus laid.
Le tout est bien sûr sous la forme d’un concours et le gagnant remportera le prix suivant :
- Un mobilier de chambre d’une valeur de 700$
- Les services de décoration d’une pièce par un designer intérieur
- 6 Pizza Extra-Larges une gracieuseté de Restaurant Mikes
- 3 Caisses de Bière une gracieuseté de Carlsberg ( 3 caisses de 24 bouteilles x 330 ml.)
J’applaudis l’initiative. Souvent au Québec on a tendance à parler des projets et des initiatives Web qui ne fonctionnent pas et pas assez de celles qui sont géniales et fonctionnent. Comme j’ai parlé la semaine passée de duproprio.tv, j’aime parler des projets à succès. La Foire Aux Meubles, c’est ça. Une campagne promotionnelle créative, intelligente et basée sur les médias sociaux et le bouche à oreille. Oui, c’est vrai, c’est une campagne promotionnelle et il y a une entreprise derrière, mais ce n’est pas l’entreprise qui est le centre de la campagne, c’est le concours et les gens qui y participent.
Disons-le, le secteur de la vente de meuble n’est pas le secteur le plus high-tech et plusieurs entreprises traditionnelles ne trouvent pas le moyen d’entrer dans le monde des médias sociaux parce qu’ils croient ne pas pouvoir attirer l’attention vers leur marché peu excitant. Ces dernières ont tout à apprendre de La Foire Aux Meubles.
Il ne sera probablement pas possible de calculer le retour sur investissement de façon directe et précise et j’entends déjà « une campagne de médias sociaux ça ne sert à rien, on ne peut pas calculer le retour sur investissement ». Parce que vous savez comment calculer le retour sur investissement d’une annonce à 25 000$ à l’endos de la revue Décormag? Dans le cas de La Foire Aux Meubles, il est au moins possible de calculer les ventes sur le site Internet directement liées à la campagne promotionnelle. Mais le plus important: les gens en parle et pas besoin d’un PhD en physique nucléaire pour le voir.
Bâtir un petit site comme la Foire Aux Meubles ne coute pas une fortune en 2009 et la visibilité qu’ira chercher Meubles Rive-Sud est probablement 25 fois plus importante que ce qu’elle serait allée chercher en publiant une annonce dans un média traditionnel : on en a parlé toute la semaine sur twitter et sur les blogues. Maintenant, je connais Meubles Rive-Sud grâce à un niveau d’engagement qui n’est pas possible dans les médias traditionnels.
Beau projet, fait au Québec.
Voici l’horreur gagnante jusqu’à présent:

Les entreprises et le Web : réagir plutôt que contrôler
Thoma Daneau a publié un article aujourd’hui sur comment utiliser twitter pour gérer son image de marque et cela m’amène à aborder un sujet que je crois extrêmement important pour les entreprises à l’ère du Web : réagir plutôt que de contrôler.
Pendant des années, les entreprises ont essayé de contrôler leur image par le message qu’elles transmettaient. Avec les journaux, la radio, la télévision, les communiqués de presse et tous les médias à communication unidirectionnelle, il était facile de contrôler ce message. Il était facile de présenter une image différente de ce qu’une entreprise était réellement. En 2009, ce n’est plus possible et ce le sera encore moins dans les années à venir.
Alors, peu importe comment le message est distribué, l’image d’une entreprise est maintenant définie par le bouche à oreille et les conversations sur les blogues et les médias sociaux. La question n’est donc plus « Comment contrôler notre image par le message? », mais bien « Comment peut-on réagir à temps et de la bonne façon pour contrôler notre image? ».
Le niveau de contrôle est le même, la façon de l’obtenir est différente. N’importe qui peut nuire à l’image d’une entreprise, la façon et la vitesse à laquelle elle réagit, c’est ce qui fera la différence.
Plus d’information sur les profils LinkedIn dans les résultats Google
Toujours dans l’esprit d’améliorer la qualité des résultats, Google montre maintenant un peu plus d’information sur les profils LinkedIn que l’on trouve dans les résultats de recherche. En cherchant pour mon profil, on obtient un résultat semblable à celui-ci :

On remarque la ligne additionnelle en gris qui nous renseigne sur la ville/province/pays et aussi sur le titre officiel de la personne.
C’est donc certainement une belle initiative de Google puisqu’il n’est plus nécessaire de consulter le profil pour s’assurer qu’il est bien celui que l’on recherche. Je m’attends aussi à voir de plus en plus de fonctionnalités semblables pour les domaines d’importance, mais on peut se demander si cela n’aura pas une incidence à la baisse considérable sur le nombre de visites pour ces domaines.
Commentaire sur le service à la clientèle et le Web social
Le Web 2.0 et les médias sociaux sont une belle occasion pour les entreprises au niveau du service à la clientèle. En fait, je crois qu’on a initialement vu le potentiel des réseaux sociaux complètement à l’envers : si les médias sociaux de par leur nature très sociale ne sont pas l’endroit privilégié pour y vendre des produits, ce sont des plateformes qui se prêtent extrêmement bien à la rétroaction client et au service à la clientèle.
J’aime penser que le service à la clientèle est l’outil de vente le plus puissant puisque qu’il permet d’accroitre la satisfaction client et le bouche à oreille demeure encore l’outil le plus puissant. Le Web social est une façon géniale de modifier notre préconception du service à la clientèle. Préconception qui nous dit que le service à la clientèle est un mal nécessaire. (Lire la suite…)
Twitter pour les entreprises: l’exemple Starbucks
Un aspect habituellement difficile à comprendre ou à mettre en oeuvre pour les entreprises présentes sur twitter est l’authenticité et la transparence. Dans le modèle traditionnel des affaires et de la publicité, on cherche à faire vendre les produits en les plaçant directement « dans le visage » du client. Malheureusement, cette méthode ne fonctionne pas sur twitter et pourtant plusieurs entreprises ne font que parler de leurs produits. Twitter n’est pas nécessairement un outil pour vendre, mais plutôt un outil de promotion général qui éventuellement peut se convertir en ventes.
Starbucks est une entreprise présente sur twitter qui comprend cette nouvelle dynamique et je propose une petite analyse de leur façon de faire.
(Lire la suite…)
Twitter intègre la recherche et les tendances
Attendu depuis longtemps, l’intégration du moteur de recherche twitter à votre profil est maintenant chose faite. Non seulement twitter a ajouté le moteur de recherche, mais il est aussi possible d’avoir une liste des sujets les plus discutés du moment. Deux fonctionnalités donc très utiles et au travers, twitter glisse une nouveauté qui à mon avis entre dans la stratégie de twitter pour rentabiliser le service. (Lire la suite…)
Entrevue avec le PDG de twitter
Dans une entrevue accordée à Charlie Rose, le PDG de twitter Evan Williams discute de twitter, de l’impact que le service a présentement sur la façon de communiquer, sur son futur et évidemment sur la façon qui sera utilisée pour rentabiliser twitter (toujours inconnu). Point intéressant à souligner, Evan Williams admet que la popularité de twitter l’a surpris et qu’il ne s’attendait pas à un tel phénomène au départ. (Lire la suite…)
twitter